J’ai pu enfin visionner, pendant le long week-end du 11 novembre, le dernier épisode des aventures de James Bond. Après avoir regardé Casino Royal avec ma Lisou, pour la 4e fois en deux semaines, nous voici prêt à aller voir la suite tant attendue : Quantum of Solace. Il est en effet bon de savoir que, pour la première fois depuis l’existence de James Bond au cinéma, deux épisodes se suivent. Il est bien sûr possible d’aller voir Quantum of Solace sans avoir vu le premier opus. Mais à mon avis, on ne profite pas pleinement de l’histoire, et de toute façon Casino Royal est un film à voir. Voila qui est dit.

C’est avec une certaine prise de recul que je me suis rendu au cinéma, les critiques n’ayant pas été spécialement dithyrambiques (mais ça, à la limite, ça devient commun). Mais pire, j’ai entendu/lu dire que toute la séduction, l’érotisme, et l’humour à l’anglaise qui faisait le charme de James Bond tendaient à disparaître au profit de scènes d’actions à foisons, de courses poursuites sans fins, et de fusillades à tout va. Beaucoup d’apriori donc au moment d’entrer dans la salle obscure. Mais qu’importe, sur le moment j’ai surtout envie de passer une bonne soirée avec la più bella, et de regarder le 22eme James Bond, comme tout grand fan.

L’histoire en deux mots : (en fait, un résumé du synopsis emprunté à Allociné ;) ) :

James Bond buvant un Vesper
James Bond buvant un Vesper

“Même s’il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l’organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu’ils avaient imaginé…Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d’affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation. Au cours d’une mission qui l’entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manoeuvre pour prendre le contrôle de l’une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l’organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique…Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu’il s’approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l’avance sur la CIA, les terroristes et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l’organisation…”

Voila pour le résumé.

Olga Kurylenko dans le rôle de La James Bond Girl
Olga Kurylenko dans le rôle de La James Bond Girl

Le film commence sur les chapeaux de roues, et c’est le cas de le dire. Dire que je fût transporté de joie est une faible mot, quand j’ai vu Bond au volant d’une Aston Martin DBS poursuivit par plusieurs Alfa Roméo 159 sur les bords du Lac de Côme (chez ma Lisou :D ). Course poursuite s’achevant dans la magnifique ville de Sienne. Déja, ça commençait bien, le réalisateur m’a fait plaisir !
Je dois dire que pendant les 2h du film, je ne me suis pas ennuyé un seul instant. Il est vrai que, plus que dans tout autre James Bond, il y a de l’action, de l’action, et de l’action. Cela m’aurait d’ordinaire déplu, mais il faut bien avouer que c’est beau, dépaysant, et que Daniel Craig joue à merveille.
En effet, dans le rôle d’un James Bond triste, et assoiffé de vengeance, il est juste génial. Il confirme donc tout le bien que je pensais de lui, incarnant l’agent du MI6 avec encore plus d’aisance que pour son baptême dans Casino Royal.

Maintenant il faut avouer que les aprioris se sont révélés réalité quand j’ai vu avec déception un James Bond qui pense plus à venger une ex-conquête qu’à séduire tout ce qui bouge. Mais n’exagérons rien, et disons qu’il y a quand même la présence notable (et inévitable) de deux jolies “James Bond girls”, campées par la russe Olga Kurylenko, et Gemma Arterton.
Le scénario en lui même ne m’a pas plus enchanté que ça, étant sous fond de problème écologique. Ajouter à cela un tour du monde un peu incohérent (Italie, Haïti, Autriche, Bolivie, Russie …) qui fait mal à la tête. Mais cela n’empêche que c’est superbe à voir et très dépaysant.
Un 22e opus qui plaira sans aucun doute à ceux qui ont reprochés à Casino Royal de manquer d’action, c’est certain. Pour ceux qui, encore une fois, pesteront contre le manque de gadgets et autres, je rapellerai que chronologiquement, il s’agit des toutes premières missions de l’agent James Bond dans l’oeuvre de Ian Fleming. Et puis entre nous, si c’est pour voir des voitures invisibles avec Pierce Brosnan, je m’en passerai bien ;) !

La petite secrétaire en question
La petite secrétaire en question

J’ai aimé :
- la course poursuite en Italie
- les paysages
- Daniel Craig
- le “méchant” plus moche que jamais
- la petite secrétaire du MI6 (pour une fois que je trouve une rousse mignonne, il faut bien le préciser)

Je n’ai pas aimé :
- pas de séduction (ou très peu)
- un film trop orienté action, qui fait que sans le générique, on aurait pu penser ne pas voir un James Bond
- un scénario orienté écologie

Bon film ;)

Petit ajout :

Je vais aimer :
- Quantum of Solace sur PS3. Qualifié de “meilleur James Bond sur console depuis Goldeneye” (c’est dire :D ) ! Retrouver les sensations que l’on avait tout jeune à s’éclater sur Nintendo64 avec le mythique Goldeneye multi-joueurs, mais les graphismes en plus, et en ligne cette fois ci, c’est juste un rêve :D . Quant au scénario du jeu solo, il s’agit d’un mix entre Casino Royal et Quantum of Solace. Parfait en somme.
Regarde les images, c’est impressionnant.